Je ne cesserai jamais de m'étonner du pouvoir du marketing. Le cas du Beaujolais Nouveau est fascinant. Des effets spéciaux à la Halloween (je rentre d'un café empli à ras-bords de feuilles mortes) font ingurgiter à la France entière le pire breuvage que le mariage de viticulture traditionnelle et la chimie moderne a pu enfanter.
Aurait-il lieu dans le Nebraska, que ce phénomène ferait gausser la planète entière sur le sort de ces gens qui avalent pareille chose dans la bonhomie d'un moment en carton-pâte. Mais comme elle a lieu en France, cette sacro-sainte épreuve hépatique qui sert de tour de chauffe aux fêtes qui approchent inspire un profond respect au delà des frontières, sans doute par un effet de marketing inverse sur la réputation de la France en matière de raffinement du palais.
Mais pourquoi diable ne pourrions-nous pas garder accordéons, bérets et feuilles mortes, si nous aimons tant cette ambiance Arletty, tout en buvant quelque chose qui ressemble plus à du vin et moins au gage que reçoit le malheureux qui fait tomber son pain dans la fondue ? Peut-être le jeu du "cette-année-c'est-la-framboise" dont on ne se lasse pas !
Décidemment, marketing et tradition font bon ménage. Il y a sans doute un "biznesse-modèle" à creuser. Avis aux entrepreneurs en herbe...
Allez, je reprends un verre...
UPDATE du lendemain matin. Question métaphysique en prenant mon petit-déjeuner : est-ce que les fabricants d'aspirine sont de mêche avec les producteurs de beaujolais nouveau ? Mon mal de tête génère l'idée marketing nr 2 : une bouteille achetée, deux cachets d'aspirine offerts !
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